« CAB DRIVER STORIES, RED GLOVES »
Les chroniques de Mat

Changer d’air, prendre le large, laisser femme et enfant à des années lumières. Ca lui a pris comme ça, comme une envie de skater, au Judd. Direct sans réflexion aucune, comme d’habitude, j’ai embrayé de mes roulettes sur mon longskate. Après la descente du pont de marchandise je ruisselle sur Sandra et Amaury qui m’embrassent comme un poulpe avarié. On charge la Clio, je m’éloigne pour laisser le président serrer madame et le fiston avec émotion. Je fourgue mon mètre de skate derrière les sièges et c’est parti… Une caisse, deux potes, un jeu de cartes de crédits… le voyage, l’inconnu, La Liberté.

Au préalable on a tout de même paré au plus urgent et aux dangers connus de ces contrées lointaines. Vaccin anti-palu phase 3 mis à jour, des boîtes de quinine planquées dans le coffre et basculement des portables sur l’international. D’autres, en villégiature moins exotique ont su nous ramener la dengue et prolonger leurs vacances de rêves en virologie à Pasteur … La chaîne des Vosges, de grands espaces, des cultures étrangères défilent sous un ciel rougeoyant comme extinction de nos repères. La nuit, la route, le râle incessant du v8 Renault qui dévorent le son des Young Gods. Rien n’entame notre excitation et notre soif d’ailleurs. On passe la première et dernière frontière, je déglutis bruyamment.

« Ca va mec ?» demande le président qui conduit avec les genoux….

Et là, ça sort tout seul « Ya prima, guet, et toi le Judd ? » comme la manifestation inconsciente de l’abandon de notre culture pour l’adoption de la nouvelle.

Tels Kerouac et Cassidy passant la frontière du Nouveau-Mexique la cervelle farcie de Benzédrine, on franchit celle du territoire, électrisés d’adrénaline et d’inconnu. On n’en mène pas plus large que des lapins pris dans les phares d’une Plymouth Fury 77…

Après 45 minutes de trajet nous voici sur le parking, devant la mairie de Valdoie (90). C’est fait, on a quitté l’Alsace ! On décide de laisser les moustiquaires dans la caisse et on part à la recherche du New Tone, le bar où sont censé sévir les Bisontains de Cab Driver Stories et Red Gloves. Plusieurs pizzérias jalonnent notre parcours dans lesquelles on hésite à entrer pour demander notre chemin. Un simple coup d’œil nous laisse nous questionner sur l’étendue des mœurs siciliennes des patrons. Devoir se coltiner le menu Stromboli de A à Z en remerciement obligatoire pour nous avoir signalé que le New Tone est à 40 m à gauche… c’est chercher d’inutiles aventures. Le dépaysement me suffit pour le moment.

C’est en sortant de la banque qui a pour particularité de proposer des 10, 15, 20, 25 euros (on a quitté l’opulente Alsace), que le Judd aperçoit de loin l’enseigne ô combien reconnaissable du New Tone ayant pour fond une couleur encore non définissable à ce jour. Mélange douteux entre le rose, le beige et un vert caca d’oie passé.

L’accueil chaleureux, sans fioritures aux entournures des autochtones et vieux potes du président nous fait baigner dans une aise confortable que la présence d’une certaine Delphine rend

exceptionnelle. Delphine, Mme cinéma du festival « Entrevue » de Belfort… Le ciné à Belfort, c’est ma flamme, mon dada, j’en suis ouf depuis peu, ma soudaine façon d’embrasser le monde dans sa diversité picturale. Elle semble le deviner…Bref, ce n’est pas le sujet. Belfortains et Franc-comtois ont en commun qu’ils sont toujours Le quelque chose, Le individu unique et pittoresque, représentant singulier d’une tribu sudiste de l’Alsace. C’est le Machin Guy qui a organisé le concert avec le Sylvain Bombled des Cab Driver qui salue joyeusement Le Judd (pionnier du skate local). Le New Tone n’a pas grand-chose à voir avec son enseigne. Accoudés à un bar grand comme Las Vegas qui laisse entrevoir un hall de gare pour accueillir son public devant une scène digne de ce nom, on commande au machin Guy la première qui donne soif. Le Guy a cela d’unique ; deux minutes lui suffisent pour vous faire le compte-rendu de tous les groupes programmés dans sa longue carrière de barman Belfortain ainsi que l’état de sa vie sentimentale et la liste des casses couilles constituant l’index des poivrots et zonards locaux. Ça s’est bien rempli et malgré l’affluence raisonnable je crois qu’on est toujours les deux plus vieux du rade à part le boss et son assistant en formation.

Le premier morceau confirme ce qu’on est venu chercher et qu’on s’était pris en pleine poire à la Scud ; de l’énergie, un bain de jouvence, un flash-back de vingt ans en arrière vers la fougue de Hüsker Dü et de Bob Mould. De la sique de punk à roulette et la hargne de nos 20 piges qu’on n’a pas tant perdue que ça.

Tout est enchaîné le pied au plancher et ce sera le traitement spécial quarantenaire pour les deux parties d’une soirée aussi enthousiasmante que power punk. Le Judd revoit ses plus beaux tricks et gaps en plan séquence sous l’admiration de ses prétendantes de l’époque tandis que les virages en épingles des cols du Climont et Fouchy défilent sous ma main gantée de polyéthylène et kriptonics 80 mm aux côtés du Manu. On n’est pas foutus mec ! N’est-ce pas Delphine ? Ce n’est toujours pas le sujet…

Le son vous est projeté dessus en un bloc puissant et généreux exacerbé par la voix grave du Sylvain qui rajoute encore une force hargneuse à une prestation sans retenue ni doute. Tout le monde est un peu scotché par l’efficacité de ce paquet de son punk new-yorkais. Fugazi, Dead Kennedys et Jay Mascis comme références évidentes. Vans et Converses équipent 80 % de l’assemblée que j’imagine tous abonnés à Thrasher magazine ou à son équivalent Bmx. (Qu’est-ce que tu fous Nico ? T’écoutes Lou Barlow ?)

Que dire de plus, un bloc de punk-rock protéiné avec la nouvelle « energy drink » que le boss nous fait déguster à la pause pour faire passer un whisky qui n’en avait que le nom. « Des glaçons, du coca ? Non merci/ », j’ai voulu faire mon connaisseur, je m’en mords les gencives (et c’est pas facile !).

Toujours de Besançon, toujours punk 90’s et teigneux, les potes des précédents, les Red Gloves ! Une batterie martiale encore et un peu plus de méandres furieux qui laissent des travées ouvertes à une voix tourmentée. Une poignée de boules d’énergie contenue qui fait trépigner tout le monde, surtout Judd qui shoote à tout va, jambes écartées (à la Johnny) comme pour contenir un overboard fuyant.

Portobello Bones, Sloy sont évoqués par un « groupe de lycéens » à la maturité artistique bien assise alors qu’un jeunot déjà bien caisse me demande ce que je gratte sur mon micro calepin. « Ben ça, ce que t’entends, ou plus ?». Il croit certainement s’adresser à un otho-rhino fatigué qui pond une étude sur les ravages des acouphènes chez le jeune. Il espère certainement voir le compte-rendu à «

Télé-Matin » en bavant devant Laurence Ostolaza. Du vent mon gars, il part gueuler sur le groupe qu’est pas assez bruyant à son goût puis se renferme dans son mutisme d’ado.

Merchandising, t-shirts et vinyles de rigueur. Une Plymouth Fury 77 en devanture pectorale pour le Guy et moi et la galette sonore pour la légende Belfortaine du trix. On fait nos adieux et quelques bises avec un gouffre béant comme estomac.

Bon à 00h30 on va faire simple ! C’est le Döner de la gare qu’on met en ligne de mire. Nada, fermé. Tout en cherchant ses confrères grecs sauce blanche, on a tout le temps de faire un tour non exhaustif des spots de skate pratiqués par notre rouquin un quart de siècle avant cette faim tenace. On aurait bien dû tenter le menu Stromboli en évitant du regard les pompes bicolores des tenanciers…

De fabuleux tricks exécutés par Soy Panday, Mike et Baby au spot du planétarium, des cas d’école de ollies aux Bougenelles par-dessus les chevilles fracturées de Jean-Seb, Judd et Arno. Et pour finir le spot des Maccabs (stèle des déportés) sur lequel on va finalement ingérer le polystyrène prédigéré du Mac Drive, toute conscience éco-citoyenne gerbée par la portière.

« Mais dis donc, quelle descente vertigineuse entre les contreforts qui mènent au centre ! ».

Tandis que Judd finit son menu et frites XXL, je sors le longboard de la caisse et grimpe péniblement en haut de la colline bitumée. Et voilà toute la protéine, la fougue de jeunesse des Cab Driver Stories et la niaque des Red Gloves qui miraculeusement peuvent s’exprimer sur des roulettes. Trois à quatre descentes et carves bien lents (revêtement granuleux) effraient malgré tout quelques automobilistes imbibés redoutant une nouvelle police montée sur roulette.

Retour sur Colmar après avoir visionné sur son smartphone la preuve irréfutable de l’âge d’or du skate de notre rouquin dans le territoire; 14 marches sautées sous les cris d’un sexagénaire voulant sauver notre ami d’une mort annoncée, raté ou plutôt réussi. Puis des tricks incroyables ici-même aux Maccabs 23 ans plus tôt. On n’est pas foutus mec ! On est au taquet et on a encore faim. On trace en trombe et s’accorde sur le fait que Matuidi est le joueur le plus classe du moment. Colmar 3h30, Judd me parachute au-dessus du pont de la gare de marchandise pour un dernier hommage à notre fougue d’ados sur roulettes. Boulot pour les deux à 8h00 pour arborer une quarantaine bien pesée, cernée de souvenirs.

Mathieu Jeannette 11.10.16

New Noise Magazine

new noise magazine

Revue de presse florissante, encore et toujours, cette fois ci c’est dans le magazine NEW NOISE que l’album “Free Myself From You” de CAB DRIVER STORIES est chroniqué, dispo dans les kiosques depuis quelques jours. 8,5/10, c’est pas beau ça? “(…) Il apparaît évident que Free Myself From You s’adresse en priorité aux aficionados de Jawbreaker, Knapsack, Texas is the Reason et (surtout) de Bob Mould, que ce dernier évolue en solo ou avec Sugar, sans que Cab Driver Stories n’ait à aucun moment à rougir d’un quelconque comparaison. C’est dire si le résultat est à la hauteur de l’attente suscitée. En tout point formidable!”
Merci à Bertrand !

INKED (05/16)

« Dans la série power trio français donnant dans l’indie-rock mâtiné de pas mal de ses déclinaisons, je voudrais cette fois vous présenter CAB DRIVER STORIES. Free Myself From Youest leur premier opus, et force est de constater que l’essai est largement transformé, a fortiori pour tous les trentenaires et quelques, un brin nostalgiques, un tantinet revivalistes ou en tout cas marqués par les 90s. Ici, et comme le CV des gaziers le laisse deviner (citons rapidos leurs expériences passées dans Second Rate, Shoot the Singers, Mayerling, The Black Zombie Procession…), l’humeur est au punk rock mélodique à souhait, à la power pop tendue, aux accents emo et grungy, aux influences Jawbreaker et Texas Is the Reason, le tout sous contrôle d’un Bob Mould bienveillant. Aussi vintage qu’intemporel, l’album est soigné et ciselé, les compos véloces mais empreintes d’un certain spleen dosé. »

CAFZIC (05/16)

Oui forcément la curiosité devait pointer son nez, Nasty Samy de nouveau avec Sylvain Bombled comme du temps de Second Rate il ne pouvait en être autrement. On pouvait tout de même se poser la question de l’évolution chacun ayant depuis proposé des combos avec un son plus ronflant, plus intense. Le 3ème larron c’est Mike, un trio donc, Cab Driver Stories. A l’écoute des titres je me suis trouvé très attentif, il règne ici un petit quelque chose de mélancolique, dans le timbre de voix, dans les orchestrations, un sorte de petite plainte, ce côté emo tellement utilisé pendant un moment qu’on avait fini par en perdre le sens. L’âme du disque est punk rock, power pop, les mélodies sont souvent terribles, les riffs maniant avec force, détermination mais aussi finesse l’âme du disque. Rapidement on a ce petit froncement de sourcil synonyme d’intérêt et on notera parfois l’approche un peu graisseuse pas si loin que ça du grunge et ça fait bien plaisir. Dans les morceaux qui me bottent je citerai particulièrement un « Three truths in a story » qui ne peut que combler l’auditeur, idem pour « Last sun days ». L’entrée en matière « Free myself for you » ayant quant à elle marqué d’emblée le territoire d’une empreinte terrible, un vrai tube. En écoutant le disque un truc me marque, je fais immanquablement la comparaison avec Second Rate que j’aimais bien à l’époque mais pour lequel je trouvais sur disque que ça manquait un peu de coffre sauf sur le dernier. Là j’ai l’impression de trouver ce petit plus dont je rêvais, immanquablement les mecs ont pris de la bouteille, il ne s’agit pas que de volume mais de morceau, de structure, l’impact ici est fort, tout prend de la valeur, du coffre. A noter sur « Greed » les petits riffs métal de Sam, il fallait bien…et un bon bol de plaisir aussi sur l’ultime « Eleven », instrumental en mid tempo qui clôture admirablement cette vraie belle réussite intense, pleine de profondeur pour un groupe en mission qui rappelle que pour faire un bon disque il faut forcément une culture et une âme.

SCORE AV

L’excellente revue de presse de l’album “Free Myself From You” de CAB DRIVER STORIES continue… cool chronique sur le site SCORE AV, qui le décortique de bien belle manière dans sa rubrique “Focus”. Merci à Aurelio. Itw dispo ici !

” Inconditionnels et/ou simplement nostalgiques des cultissimes Jawbreaker, Jets to Brazil, Texas is the Reason et autres Knapsack, voici un nouveau venu qui a de quoi combler les appétits les plus féroces. Lui c’est Cab Driver Stories, power-trio se situant dans la plus pure tradition du rock alternatif nord-américain des 90’s et présentement composé de vieux routiers de la scène rock/punk/surf/metal hexagonale ayant longuement ferraillé au sein de Second Rate, Demon Vendetta, Shoot The Singers ou encore The Black Zombie Procession… (on vous épargne la liste exhaustive) voilà pour les présentations rapides.

De cette collaboration forcément fructueuse, mise sur les rails et concrétisée en à peine quelques mois (les gaziers sont des rapides et savent comment obtenir ce qu’ils veulent artistiquement en un temps records) est né un premier album long format intitulé ‘Free myself to you’ sorti au tout début de l’année 2016 en CD, LP & digital via My HomeRun Records/Shot Down Rds et Some Produkt. Un disque qui dès les premiers instants distille un élégant cocktail d’emo-rock et de power-pop matinée d’indie-punk très californien, savoureusement électrique et fuselé (l’éponyme « Free myself to you », « Love after death »).

Guitares incisives, rythmiques catchy, mélodies particulièrement ténues et des refrains irrémédiablement accrocheurs, cette recette a beau être d’une efficacité redoutable sur le papier, elle est surtout ici parfaitement maîtrisée (« Last sun rays », «  Three truths in a story »). A tel point que si on aime un titre de l’album, on les apprécie forcément tous (l’inverse est vrai cela dit, mais comme on est ici entre gens de bon goût, cela ne risque pas d’arriver). Et les Cab Driver Stories de continuer d’enchaîner inlassablement les tubes (l’imparable « Everyone watches everyone » ou « Dead inside » pour en citer qu’eux) sans se fatiguer ni même baisser de régime.

On jette dans un même tube à essais la musique rock/grunge/power-pop US des 90’s, on l’agrémente d’un zeste punk, on lui colle des motifs mélodies fédérateurs parfaitement dans l’esprit alternatif du genre auquel se revendique le power-trio frenchy et on porte à ébullition le tout. Quelque part entre Seaweed, Sense Field et autres The Promise Ring (avec quelques groupes du mythique label Revelation Records au passage), CDS parvient à trouver sa voie et une ambiance propre (cf : « Collective murders ») afin de mieux sublimer sa vision de l’indie-rock alternatif. Terriblement addictif (« Greed », « Finally abducted » puis « Eleven »), classy et porteur d’une énergie furieusement contaminatrice. On valide.”

Electric Troubles Radio

Encore une interview dans la panier ! C’est dans l’émission radio Electric Troubles (Mont de Marsan) que ça se passe, l’émission a été archivée/podcastée le 19 mars 2016 sur leur site podomatic, à écouter/télécharger donc! Sam est questionné sur Cab Driver Stories, la création et les origines du groupe, le premier album, les concerts, les labels, le studio, bref le pourquoi du comment du groupe, très complet! Merci !

Retrouvez le podcast en écoute ici !

… and out come the dogs #110

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Le premier album “Free Myself From You” de CAB DRIVER STORIES album de la semaine dans l’émission Radio “… And Out Come the Dogs”. Merci à eux!

Comme toutes les semaines, retrouvez nous pour 1h de gros rock et toutes ses déviances ! Pour ce 110ème épisode, vous aurez droit à ce qu’il se fait de mieux en matière de punk, de hxc, de métal et bien d’autres réjouissances. Aujourd’hui en tête d’affiche, les bisontins Cab driver stories et leur nouvel album « Free myself from you »

Retrouvez le podcast en écoute et en téléchargement sur le site de la radio CFM ici !

Enjoy !

 

Mowno

Review du premier disque de Cab Driver Stories sur le site Mowno, merci à eux!

le 13 janvier 2016  par Matthieu Choquet

Il y a tout juste quinze ans, alors qu’on entamait un nouveau siècle plein de bonnes résolutions et que la déferlante punk mélodique tendait enfin le relais à une nouvelle génération, Second Rate embrayait fièrement jusqu’à devenir un des fleurons les plus en vue de la scène DIY française, et raccrocher les guitares en 2003 alors que son dernier album était sur le point de sortir sur une major. Un pied de nez qu’on attribuera au destin, et qui aura certainement contribué à garder intact cette image d’indécrottables branleurs pour qui rendre hommage en musique à leurs chères années 90 ne pouvait finalement pas rimer avec autre chose que le plaisir.
A son bord, on retrouvait notamment Sylvain Bombled (chant/batterie) et le charismatique Sam Guillerand (guitare), deux bisontins qui ont roulé leur bosse depuis, tentant chacun de leur côté de nouvelles expériences rock (assez variées pour le second) sans jamais perdre de vue la power pop et l’émo punk qui coulent manifestement encore à haut débit dans leurs veines. Car, accompagné cette fois d’un bassiste croisé chez Shoot The Singers, le duo retrouve illico ses vieux automatismes (‘Last Sun Rays’, ‘Everyone Watches Everyone’), cette aptitude insolente à pondre des tubes qui n’ont pas grand-chose à envier à ceux qu’ils chérissent tant, de Sugar à Jawbreaker, en passant par Texas Is The Reason et Promise Ring, pour ne pas tous les citer (‘Love After Death’, ‘Three Truths In a Story’, ‘Dead Inside’).

C’est donc une belle marche arrière que propose Cab Drivers Stories : celle qui non seulement réveille la nostalgie, mais qui confirme aussi que la sacro-sainte formule de l’énergie mélodique peut traverser les modes et se rendre intemporelle tant qu’elle est parfaitement exécutée. Ce qui est incontestablement le cas tout au long de ces dix titres, toujours simples en apparence mais rendus imparables par des années d’expérience. Alors, même Si Cab Drivers Stories réfutera sans doute cette conclusion, il ne nous en voudra pas de considérer ‘Free Myself From You’ comme le nouvel album (guitaristiquement plus étoffé toutefois) que beaucoup d’âmes en peine espéraient de la part de Second Rate. Et parce que nous en sommes, permettez-nous de mesurer pleinement ce que ça représente.

Voir la chronique sur le site Mowno ici !

Bass Part

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La très bonne revue de presse concernant le premier album de CAB DRIVER STORIES (“Free Myself From You”) continue… le disque est chroniqué dans le nouveau n° du magazine BASS PART, coincé entre des reviews de The Cult, Failure, Killing Joke et Ash… on est au chaud, quoi! Merci à eux!

 

Wallarbirzine

Encore une bonne review du premier album de CAB DRIVER STORIES “Free Myself From You”, cette fois sur le webzine Wallabirzine, merci à lui!

Le 4 février 2016 par Bir

La nostalgie de la trentaine applique une mélancolie éruptive dont on en trouve la grâce tout le long de ce premier album.

Sylvain Bombled (chant/batterie) et Nasty Samy (guitare)sont deux auteurs aux mélodies power pop appuyées, survitaminées en émo punk et rock indépendant racé 90’s, avec lesquels les souvenirs/fantasmes qu’ils remémorent encore aujourd’hui appliquent le brouillard de leur ancien band Second Rate. C’est en continuant d’afficher leurs origines musicales tumultueuses qu’ils s’acoquinent avec la basse pressante de Mike (Shoot the Singers) afin de forger le trio Cab Driver Stories.

Ce dix titres va vous faire picoter l’épiderme et couler le liquide lacrymal avec de bons tubes directs et écorchés, munit d’une batterie effrénée par la sueur, de riffs incisifs sur une vocalise éraillée par l’émotion. Si on est nostalgique, on est pourtant très loin des clichés puisque ce groupe symbolise une époque où le terme emo avait encore du sens et de l’honneur. En fait il le catalyse (action d’un élément qui accélère ou ralentit une réaction chimique). On est très loin de la resucée caricaturale puisque « Free Myself From You » symbolise la magie qu’attendent les fans des labels Revelation, Doghouse Rds, Vagrant et Crank Rds !

On y entend, ressent l’alliage d’emocore punk rock mélo 90’s grungy power pop, avec parfois le grain sonore dirty de Seaweed avec sa combinaison de punk rock et de rock grungy. Tout comme vous ressentirez le teenage sound mâture qui va de Sugar à Jawbreaker, l’émotion des New-yorkais de Texas Is The Reason, l’énergie mélodique de Promise Ring, Sensefield, Knapsack.

Retrouvez la chronique ici !

 

Joining the circus #394

joiningthecircus

Le premier album de CAB DRIVER STORIES “Free Myself From You” est “album de la semaine” dans l’émission radio Joining the Circus, merci à Guillaume!

Podcast en écoute et téléchargement ici !

 

Tentaculation #196

CAB DRIVER STORIES (le titre “Finally Abducted”) dans la play-list de l’émission PP and M (from Orléans), merci à eux!

Podcast en écoute ici !

 

Le Cri du Lynx

On continue la revue de presse du premier album de CAB DRIVER STORIES… le titre “Three Truths in a Story” est diffusé dans la nouvelle émission radio du Cri du Lynx, ainsi qu’un bon report d’un de nos concerts (avec Red Gloves et Cobra) et une play-list d’excellente facture. Merci à eux!

Poscast en écoute ici !

C’est avec grand plaisir que nous vous proposons d’écouter l’émission # 196 du 2 mars 2016 avec les CAB DRIVER STORIES. Derrière les micros : Mike et Sam pour diverses anecdotes. Ils sont venus avec des disques, histoire de bousculer la programmation de l’émission. En écoute ici !